vendredi 9 novembre 2018

2002 : le maillot TACCONI SPORT de Dario Frigo


Le 13 juillet 2005, avant le départ de la 11ème étape du Tour de France, les suiveurs apprennent l'interpellation par la police du coureur italien Dario Frigo. La veille, son épouse a été arrêtée en marge de la course en possession de doses d'EPO. L'événement sonne définitivement le glas de la carrière controversée du natif de Saronno en Lombardie qui, malheureusement, n'en était pas à son coup d'essai... En 2001, année qui le voit éclater au plus haut niveau avec des succès sur Paris-Nice et le Tour de Romandie, il est exclu du Tour d'Italie à quelques jours de l'arrivée lorsque sont retrouvés des produits dopants dans sa chambre d'hôtel à l'occasion d'une perquisition. Licencié par l'équipe Fassa Bortolo, il rebondit cependant l'année suivante sous les couleurs bleu et grenat de la formation Tacconi Sport. Aligné au départ de la Grande Boucle après un nouveau succès au classement final du Tour de Romandie, il envisage alors sa rédemption sous la forme de la recherche du gain d'une victoire d'étape. Mettant à profit ses qualités de grimpeur, le coureur aux cheveux peroxydés se glisse dans une échappée au long cours sur la route de Cluses par delà le Cormet de Roselend et les cols des Saisies, des Aravis et de la Colombière. A l'arrivée, il dispose sans peine de ses derniers compagnons de fugue, son compatriote Giuseppe Guerini et le Belge Mario Aerts. Après la cérémonie protocolaire, devant un parterre de journalistes en partie incrédules, il aura le bon ton d'évoquer le travail accompli pour revenir au plus haut niveau sans soutien d'artifices. On connaît malheureusement la suite de cette triste histoire, symptomatique de l'une des périodes les plus sombres du sport cycliste...

TACCONI SPORT sur le Tour de France 2002 :

171 Dario FRIGO (Ita) 172 Massimo APPOLONIO (Ita) 173 Gianluca BORTOLAMI (Ita)
174 Paolo BOSSONI (Ita) 175 Massimo DONATI (Ita) 176 Andrej HAUPTMAN (Slo)
177 Peter LUTTENBERGER (Aut) 178 Eddy MAZZOLENI (Ita) 179 Mauro RADAELLI (Ita)

1 victoire d'étape : Dario FRIGO (17ème étape)
Meilleur coureur classé au général final : Dario FRIGO (25ème)



jeudi 25 octobre 2018

1992 : le maillot GB-MG de Franco Chioccioli


A l'heure où certains songent déjà à une retraite sportive méritée après une carrière bien remplie, d'autres se lancent des défis susceptibles d'étoffer encore leur palmarès. C'est le cas du Transalpin Franco Chioccioli qui, après avoir brillé essentiellement sur les routes italiennes, s'engage à l'âge de 33 ans au départ de la Grande Boucle. Au départ de l'édition 1992, l'expérimenté néophyte émarge au sein d'une formation dont la star incontestée est le sprinter au look de playboy, Mario Cipollini. La discrétion du coureur originaire de Castelfranco di Sopra en Toscane dénote cependant avec son physique d'échassier au visage taillé à la serpe renvoyant à l'image du campionissimo Fausto Coppi. Aussi, dès ses débuts sur le Tour d'Italie dont il termine meilleur jeune en 1983, Franco Chioccioli est-il affublé du surnom de "il coppino", le petit Coppi. La comparaison, souvent lourde à porter, le pousse néanmoins à se surpasser, notamment en montagne où il remporte deux victoires d'étapes tout en se classant à cinq reprises parmi les dix premiers du classement final du Giro. Ceci avant la consécration de la saison 1991 : il domine alors outrageusement ses jeunes rivaux, Gianni Bugno et Claudio Chiapucci, pour remporter à Milan le tour national de son pays. Un an plus tard, sous les couleurs de l'équipe GB-MG, dirigée par Patrick Lefévère, il débute dans le Tour de France, à l'affût d'un coup d'éclat. Celui-ci viendra sur les routes du Forez, lors de la 15ème étape s'achevant à Saint-Etienne. A l'attaque dans le col de la Croix-de-Chaubouret, Chioccioli passe au sommet avec une minute d'avance sur le peloton avant de rallier l'arrivée en vainqueur, non sans avoir résisté au retour du Russe Dimitri Konyshev dans la descente. Ce succès restera sans suite, le champion toscan ne réapparaissant sur les routes de la Grande Boucle qu'en 1994 à l'occasion de sa dernière saison dans les rangs professionnels.

GB-MG sur le Tour de France 1992 :

191 Franco CHIOCCIOLI (Ita) 192 Franco BALLERINI (Ita) 193 Mario CIPOLLINI (Ita)
194 Zenon JASKULA (Pol) 195 Francis MOREAU (Fra) 196 Laurent PILLON (Fra)
197 Eros POLI (Ita) 198 Flavio VANZELLA (Ita) 199 Franco VONA (Ita)

1 victoire d'étape : Franco CHIOCCIOLI (15ème étape)
Meilleur coureur classé au général final : Franco CHIOCCIOLI (16ème)



vendredi 5 octobre 2018

2004 : le maillot COFIDIS de David Moncoutié


Au printemps 2004, secouée par les affres d'une affaire de dopage impliquant plusieurs de ses coureurs, la formation nordiste Cofidis se retire de toute compétition pendant près d'un mois. Les interrogatoires menés par les services de police, notamment celui de Philippe Gaumont, renvoient au fait qu'il ne s'agit pas d'un système organisé et que des membres de l'équipe sont parfaitement hors de soupçon. C'est le cas notamment de David Moncoutié. Passé professionnel en 1997 après avoir été repéré par Cyrille Guimard dans les rangs du GCS Blagnac, le cycliste originaire du Lot se présente comme une personnalité atypique du peloton. Répugnant à frotter, il fréquente avec assiduité l'arrière du peloton et ne s'expose que lorsque le terrain devient accidenté. Ainsi, l'a-t-on vu remporter une superbe victoire d'étape en montagne dans le critérium du Dauphiné Libéré en 1999, puis terminer le Tour de France 2002 à une méritoire 13ème place au classement final. Lorsque la Grande Boucle 2004 s'élance de Liège, les espoirs de rédemption pour Cofidis reposent sur les épaules de son grimpeur patenté. Libéré de toute pression par le succès d'étape de son coéquipier australien Stuart O'Grady en début d'épreuve, David Moncoutié  se lance dans un raid de longue haleine le 15 juillet en compagnie de Juan-Antonio Flecha et Egoï Martinez. Profitant de la rivalité des deux coureurs espagnols, il met à profit l’ascension de la côte de la Pierre Levée à 9 kilomètres de l'arrivée à Figeac pour s'envoler irrésistiblement vers la victoire et l'emporter devant son public. Il récidivera l'année suivante à Digne-les-Bains à l'occasion d'un nouveau succès conquis le jour de la fête nationale. Après une éclipse de deux années pour cause de blessures, on le verra briller sur les routes du Tour d'Espagne où, de 2008 à 2011, il remportera quatre victoires d'étapes assorties de quatre titres de meilleurs grimpeurs de l'épreuve. De quoi sans doute attiser les regrets d'une carrière qui aurait sans doute été encore plus brillante s'il n'avait pas évolué dans un milieu vicié par le dopage...

COFIDIS sur le Tour de France 2004 :

91 Stuart O'GRADY (Aus) 92 Frédéric BESSY (Fra) 93 Jimmy CASPER (Fra)
94 Christophe EDALEINE (Fra) 95 Jimmy ENGOULVENT (Fra) 96 Dmitri FOFONOV (Kaz)
97 David MONCOUTIE (Fra) 98 Janek TOMBAK (Est) 99 Peter FARAZIJN (Bel)

2 victoires d'étapes : Stuart O'GRADY (5ème étape) et David MONCOUTIE (11ème étape)
Meilleur coureur classé au général final : David MONCOUTIE (34ème)



vendredi 14 septembre 2018

1990 : le maillot ALFA LUM de Dimitri Konyshev


Natif de Gorki, Dimitri Konyshev, tout juste âgé de 20 ans, fait briller haut les couleurs soviétiques en terre américaine en s'imposant dans une étape de la Coors Classic en 1986. Un an plus tard, le phénomène au maillot rouge frappé de la faucille et du marteau débarque en Europe de l'ouest. Il s'adjuge alors sans contestation deux épreuves montagneuses, le Tour d'Autriche et le Tour des Régions Italiennes qu'il écrase de toute sa classe avec trois victoires d'étapes. Aussi, lorsqu'en 1989 profitant d'un contexte politique favorable à l'ouverture, les autorités sportives soviétiques s'ouvrent au monde du professionnalisme, Konyshev est-il naturellement de l'aventure. En l'espace de quelques mois, il éclipse totalement Soukhoroutchenkov, ancien champion olympique et star vieillissante incapable de se fondre dans le peloton européen. Médaillé d'argent du mondial de Chambéry, Dimitri Konyshev remporte également cette année là la Coppa Agostini et le Tour d'Emilie, deux semi-classiques italiennes de fin de saison. En juillet 1990, son équipe, battant pavillon de San Marin, se présente comme l'attraction de la Grande Boucle. Leader désigné de la formation Alfa Lum, Konyshev y côtoie notamment des coureurs comme Abdoujaparov ou Ugrumov qui ne tarderont pas non plus à faire parler d'eux. Pour l'heure, lors de la 17ème étape, le jeune champion soviétique se glisse dans une échappée fleuve de 19 hommes formée à la sortie de Lourdes. Par delà les cols d'Aubisque et de Marie-Blanque, il maintient le contact avec les grimpeurs tout au long de la journée. A 23 kilomètres de l'arrivée, dans la côte de Soust, il est même le seul à réagir à une attaque du Belge Johan Bruyneel. Les deux hommes collaborent franchement jusqu'à la ligne, pour éviter notamment le retour du Canadien Steve Bauer, parti en contre. Le sprint n'est qu'une formalité pour Konyshev qui s'impose facilement à Pau devant son concurrent. Ce 18 juillet 1990, il entre dans l'Histoire du Tour de France comme le premier vainqueur d'étape soviétique sur l'épreuve. Il reviendra briller sur les routes françaises, notamment en 1991 où il glanera deux succès sous la casaque hollandaise TVM. Par la suite, passant d'une équipe italienne à une autre, Dimitri Konyshev s'abandonnera peu à peu à la dolce vita. On le verra décrocher des succès d'étapes dans les trois grands tours ainsi que des accessits dans les grandes classiques, mais on pourra légitimement regretter l'absence à son palmarès d'une victoire de prestige à la hauteur de son talent...

ALFA LUM sur le Tour de France 1990 :

211 Dimitri KONYSHEV (Urs) 212 Djamolidine ABDOUJAPAROV (Urs)
213 Nikolaï GOLOVATENKO (Urs) 214 Ivan IVANOV (Urs) 215 Vassili JDANOV (Urs)
216 Asiate SAITOV (Urs) 217 Alexandre TROUBINE (Urs) 218 Piotr UGRUMOV (Rus)
219 Sergueï USLAMINE (Urs)

1 victoire d'étape : Dimitri KONYSHEV (17ème étape)
Meilleur coureur au classement général final : Dimitri KONYSHEV (25ème)



mardi 4 septembre 2018

1999 : le maillot CANTINA TOLLO de Gianpaolo Mondini


Épreuve sportive marquée par les exploits mythiques des plus grands champions, le Tour de France offre également parfois l'opportunité aux coureurs plus modestes de se distinguer. A l'occasion d'un jour de grâce ou d'une opportunité judicieusement saisie, certains s'en vont ainsi cueillir le bouquet qui couronnera leur carrière. En 1999, Gianpaolo Mondini, solide rouleur âgé de 27 ans, prend part pour la première fois à la Grande Boucle au sein de l'équipe italienne Cantina Tollo, parrainée par un négociant de vins. Doté d'une belle pointe de vitesse qui lui a permis d'accrocher quelques succès au Tour de Suède et au Tour de Pologne, le citoyen de Faenza en Romagne reçoit pour mission d'ouvrir la route pour son sprinter maison, Nicola Minali. Mais ce dernier doit quitter la route au départ de la 9ème étape. Dès lors, Mondini va jouer sa propre carte. Présent à l'occasion de sprints massifs, il va trouver l'ouverture à l'occasion de la 18ème étape s'achevant au Futuroscope. Profitant de l'apathie des favoris du classement général qui s'économisent en prévision du contre-la-montre du lendemain, treize hommes prennent l'avantage à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée. Mondini se fait alors très discret dans un groupe qui compte tout de même quelques pointures comme Stefano Garzelli, Alexandre Vinokourov ou Jean-Cyril Robin. Opportunément, il tente sa chance en démarrant à cinq kilomètres de l'arrivée. Son fort beau gabarit (1,91 m pour 81 kg) se joue des routes planes du final et c'est avec 8 secondes d'avance qu'il se présente sous la flamme rouge. Sans se désunir, il s'en va cueillir sur la ligne d'arrivée un succès pour le moins inespéré. En effet, sans le contrôle positif de l'Ukrainien Honchar au Tour de Suisse et la disqualification de son équipe Vini Caldirola, Cantina Tollo n'aurait pas pris part au Tour de France, privant ainsi Gianpaolo Mondini du plus beau moment de sa carrière.

CANTINA TOLLO sur le Tour de France 1999 :

171 Bo HAMBURGER (Dan) 172 Alessandro BARONTI (Ita) 173 Gabriele COLOMBO (Ita)
174 Moreno DI BIASE (Ita) 175 Massimo GIUNTI (Ita) 176 Marcus LJUNQVIST (Sue)
177 Luca MAZZANTI (Ita) 178 Nicola MINALI (Ita) 179 Gianpaolo MONDINI (Ita)

1 victoire d'étape : Gianpaolo MONDINI (18ème étape)
Meilleur coureur classé au général final : Gianpaolo MONDINI (81ème)



vendredi 24 août 2018

1985 : le maillot LA REDOUTE de Stephen Roche


Natif de Dublin en Irlande, Stephen Roche quitte son pays à l'âge de 20 ans pour tenter sa chance sur le continent. Dans les rangs de l'AC Boulogne-Billancourt, il côtoie d'autres anglophones comme Phil Anderson et Robert Millar. Fort d'un succès de prestige dans le Paris-Roubaix réservé aux amateurs, il s'engage dans les rangs professionnels au sein de la formation Peugeot. Ses début y seront pour le moins tonitruants : vainqueur de l'édition 1981 de Paris-Nice, il est naturellement présenté comme un futur lauréat du Tour de France. Mais le coureur irlandais au visage poupin semble avoir du mal à gérer la pression né des attentes autour de sa personne. Malgré une victoire au classement final du Tour de Romandie en 1983, il tarde à confirmer. Cette année là, il termine seulement 13ème de la Grande Boucle, classement modeste peu en rapport avec son potentiel. A 24 ans, il décide de se relancer au sein de la formation nordiste La Redoute. Sous la houlette de Raphaël Géminiani, il apprend peu à peu à retrouver confiance en ses moyens. La saison 1985 confirme que Stephen Roche est sur la bonne voie : second de Paris-Nice derrière son compatriote Sean Kelly, il remporte une éclatante revanche sur son rival en s'imposant au classement final du Critérium International. Dès lors, son objectif avoué devient un podium sur la Grande Boucle. En retrait lors de la traversée des Alpes, il illumine les Pyrénées de toute sa classe. A l'attaque dans le col du Tourmalet où il met en danger le maillot jaune Bernard Hinault, il s'offre, dès le lendemain, une victoire de prestige au sommet du col d'Aubisque après avoir largement distancé tous ses rivaux, dont le grimpeur colombien Luis Herrera. A Paris, sa régularité est récompensée par une place sur le podium final de l'épreuve aux côtés de Bernard Hinault, vainqueur, et de son dauphin Greg Lemond. Décidant de monnayer ses talents en Italie, il réalisera, sous le maillot Carrera Jeans, une saison 1987 en tout point historique : vainqueur du Giro puis de la Grande Boucle, il s'imposera enfin dans les Championnats du Monde. Un exploit qu'il est le seul à avoir accompli à ce jour, avec un certain Eddy Merckx...

LA REDOUTE sur le Tour de France 1985 :

101 Stephen ROCHE (Irl) 102 Alain BONDUE (Fra) 103 Thierry CLAVEYROLAT (Fra)
104 Jean-Louis GAUTHIER (Fra) 105 Pierre LE BIGAUT (Fra) 106 Paul SHERWEN (Gbr)
107 Jérôme SIMON (Fra) 108 Régis SIMON (Fra) 109 Jean-Luc VANDENBROUCKE (Bel)
110 Ferdi VAN DEN HAUTE (Bel)

2 victoires d'étapes : Stephen ROCHE (18ème étape A), Régis SIMON (18ème étape B)
Meilleur coureur classé au général final : Stephen ROCHE (3ème)
Meilleur coureur classé aux points : Stephen ROCHE (3ème)



dimanche 12 août 2018

2015 : le maillot FDJ de Thibaut Pinot


Passé professionnel précocement, à l'âge de 20 ans, dans la formation dirigée par l'emblématique manager et ancien coursier Marc Madiot, Thibaut Pinot se distingue rapidement en décrochant le titre de meilleur grimpeur sur le Tour de Romandie 2010. Montrant de belles dispositions dans les courses par étapes, il accroche à son palmarès le Tour d'Alsace et la Semaine Lombarde avant de faire des débuts remarqués dans le Tour de France en 2012. Vainqueur en solitaire à Porrentuy lors de la 8ème étape, il termine l'épreuve à une remarquable 10ème place au classement final. Dès lors, les médias français le présentent comme le futur lauréat de la Grande Boucle. La pression semble un temps difficile à assumer pour l'enfant chéri de Mélisey, petit village situé au pied des Vosges. La confirmation au plus haut niveau viendra deux ans plus tard sous la forme d'un maillot du meilleur jeune porté sur le podium final à Paris aux côtés de Vincenzo Nibali et Jean-Christophe Peraud. A l'orée de la saison 2015 qui le voit fêter son 25ème anniversaire, Thibaut Pinot est désormais considéré comme l'un des cadors du peloton mondial. La confiance acquise grâce à des succès remportés sur les routes du Tour de Romandie et du Tour de Suisse semble le mettre sur orbite pour le grand rendez-vous du Tour de France. Hélas, le grimpeur franc-comtois déchantera dans les Pyrénées. Lâché dans la Pierre Saint-Martin, en perdition dans le Tourmalet, il retrouvera cependant un regain de motivation pour jouer les victoires d'étapes en marge du classement général. Piégé à Mende dans une vaine rivalité avec Romain Bardet, il obtient le 25 juillet la récompense de ses efforts : à l'attaque dans la descente du col de la Croix-de-Fer, il revient dans l'ultime ascension sur son coéquipier Alexandre Geniez, parti en éclaireur dans l'échappée matinale. Sur les pentes de l'Alpe d'Huez, ce dernier abat un travail remarquable pour son leader qui, après avoir déposé le Canadien Ryder Hesjedal, s'en va remporter un succès prestigieux. Depuis, Thibaut Pinot tarde à renouer les fils de son histoire avec la Grande Boucle : privilégiant le Tour d'Italie, où il se montre à son avantage en 2017 et 2018, il ne désespère pas sans doute, dans son for intérieur, de revenir briller en juillet sur les routes de France. Sa classe naturelle et ses aptitudes de grimpeur doivent le lui permettre...

FDJ sur le Tour de France 2015 :

21 Thibaut PINOT (Fra) 22 William BONNET (Fra) 23 Sébastien CHAVANEL (Fra)
24 Arnaud DEMARE (Fra) 25 Alexandre GENIEZ (Fra) 26 Matthieu LADAGNOUS (Fra)
27 Steve MORABITO (Sui) 28 Jérémy ROY (Fra) 29 Benoît VAUGRENARD (Fra)

1 victoire d'étape : Thibaut PINOT (20ème étape)
Meilleur coureur classé au général final : Thibaut PINOT (16ème)